Conseils / Expertises techniques

Expertise technique après sinistre : que vérifie-t-on pour une assurance ?

Une expertise ne consiste pas simplement à constater qu’un matériel est endommagé. Elle doit relier les faits, la cause probable, l’état réel de l’équipement et les conséquences du sinistre, puis les expliquer de manière compréhensible.

TST Solutions réalise principalement des expertises techniques pour le secteur des assurances. Elles peuvent intervenir après des sinistres très différents : surtension, foudre, dégât des eaux, vol ou cambriolage, accident, malveillance, responsabilité civile, incident informatique ou cyberattaque.

Notre activité d’expertise technique a débuté en 2001 : nous disposons ainsi de 25 ans d’expérience dans ce domaine. Si les assurances constituent une part importante de nos mandats, notre service d’expertise et d’évaluation s’adresse également aux entreprises, aux particuliers ainsi qu’aux administrations et organismes publics, à l’échelle communale, cantonale ou fédérale. Nous pouvons par exemple mettre cette expérience à disposition pour l’inventaire, l’identification ou l’évaluation de biens et d’équipements techniques.

Le périmètre ne se limite pas à l’électronique. Une expertise peut concerner l’informatique, l’électronique, l’électromécanique, des équipements techniques, mais aussi des dommages immatériels lorsqu’un sinistre touche par exemple des sauvegardes informatiques, des données ou la disponibilité d’un système.

1. Comprendre le contexte du sinistre

La première étape consiste à comprendre ce qui s’est passé : nature de l’événement, chronologie, équipements concernés, symptômes observés, interventions déjà réalisées et pièces disponibles au dossier.

Le contexte est essentiel. Une panne apparue après un orage, un dégât des eaux, un cambriolage ou une cyberattaque ne s’analyse pas de la même manière. L’objectif n’est pas de partir d’une conclusion, mais de vérifier si les éléments techniques disponibles sont cohérents entre eux.

2. Vérifier la cohérence entre le dommage déclaré et l’état constaté

Une expertise cherche notamment à déterminer si les dégâts observés sont compatibles avec l’événement annoncé. Cela peut passer par l’examen de traces de surtension, d’humidité, de choc, de démontage, d’arrachement, d’effraction, de surchauffe ou d’autres indices techniques.

Dans certains dossiers, l’analyse consiste aussi à vérifier si plusieurs appareils peuvent raisonnablement avoir été touchés par le même événement, ou si certaines pannes semblent indépendantes du sinistre.

3. Évaluer la réparabilité

Un équipement endommagé n’est pas automatiquement irréparable. Selon le matériel, il peut être possible de remplacer un composant, une carte, un sous-ensemble ou une pièce mécanique. À l’inverse, certains dommages rendent une remise en état techniquement risquée ou économiquement disproportionnée.

L’expertise peut donc examiner la faisabilité de la réparation, la disponibilité des pièces, le coût probable de remise en état et la fiabilité que l’on peut raisonnablement attendre après intervention.

4. Examiner la valeur, la vétusté et la pertinence d’un remplacement

Lorsqu’un remplacement est envisagé, il faut encore vérifier que le matériel proposé correspond réellement à celui qui a été endommagé. Un devis de remplacement peut être techniquement cohérent, surdimensionné, sous-dimensionné ou difficilement comparable à l’équipement d’origine.

L’analyse tient notamment compte de l’âge, de l’état avant sinistre, de la fonction de l’appareil, de sa valeur actuelle, de sa disponibilité et, selon le mandat, de la vétusté ou de la valeur de remplacement pertinente pour le dossier.

5. Les dommages peuvent aussi être immatériels

En informatique, le dommage ne se limite pas toujours au matériel. La perte ou l’indisponibilité de données, la corruption de sauvegardes, l’interruption d’un service ou les conséquences d’une cyberattaque peuvent représenter une part importante du sinistre.

L’expertise peut alors porter sur la cohérence de l’architecture, la présence et l’état des sauvegardes, les possibilités de restauration, la chronologie d’un incident ou les conséquences techniques observables. Elle ne remplace pas une investigation judiciaire ou forensique lorsqu’un tel niveau d’analyse est requis, mais peut contribuer à clarifier la situation technique.

6. Un avis sur dossier, une expertise en atelier ou une intervention sur site

Tous les dossiers ne nécessitent pas le même niveau d’intervention. TST adapte le mandat à l’enjeu et aux éléments disponibles.

  • Avis sur dossier : analyse de photographies, devis, factures, rapports ou autres pièces transmises, lorsque celles-ci suffisent pour rendre un avis utile.
  • Expertise en atelier : examen direct d’un équipement, mesures, contrôles et, si nécessaire, démontage technique.
  • Expertise sur site : pour les dossiers plus importants, lorsque le contexte de l’installation, plusieurs équipements ou les conditions du sinistre doivent être examinés sur place.

7. Les petits sinistres méritent aussi une réponse proportionnée

Une expertise complète sur site n’aurait aucun sens économique pour un dommage de faible valeur. Notre expérience permet également de traiter des cas bagatelle de manière simple et proportionnée.

Selon le dossier et les éléments disponibles, les frais peuvent démarrer à CHF 100.– pour un avis technique limité. Le niveau d’analyse est adapté à la valeur et à la complexité du cas, afin de conserver un rapport raisonnable entre le coût du mandat et l’enjeu du sinistre.

8. Des rapports clairs, concis et compréhensibles

Un rapport technique n’est utile que s’il peut être compris par les personnes qui doivent prendre une décision. Nous privilégions donc des rapports clairs, concis et vulgarisés, sans jargon inutile.

Les constats techniques sont expliqués de façon à être lisibles aussi bien par un gestionnaire de sinistre que par un assuré, un réparateur, un juriste ou toute autre personne impliquée dans le dossier.

9. L’indépendance avant tout

L’indépendance de l’expertise est primordiale, quel que soit le donneur d’ordre ou la personne qui règle le mandat. Notre rôle est de décrire ce que les éléments techniques permettent réellement d’établir, y compris lorsque la conclusion ne va pas dans le sens initialement attendu par l’une des parties.

Cette indépendance est essentielle pour conserver la valeur du rapport et permettre à chacun de s’appuyer sur des constatations techniques plutôt que sur des suppositions.

10. Quels documents préparer ?

Selon le dossier, les éléments suivants peuvent accélérer l’analyse : photographies du matériel et du lieu, facture d’achat, devis de réparation ou de remplacement, références précises des appareils, rapports d’intervention, chronologie du sinistre, inventaire des biens concernés et échanges techniques déjà réalisés.

Il n’est pas nécessaire de disposer de tout avant de nous contacter. Un premier échange permet généralement de déterminer ce qui est utile et quel niveau d’expertise est proportionné au dossier.